Repenser des modèles économiques adaptés à l'Afrique et attirer des investisseurs réalistes.

#startup , #Investisseurs Afrique

Lauren Cochran est directrice générale de Blue Haven Initiative, un family office innovant qui a pour mission de mettre la richesse au service de la rentabilité et d’assurer un changement social et environnemental positif.

Dans une tribune parue chez NextBillion, elle tire la sonnette d'alarme sur la frénésie dans le milieu de l'investissement en Afrique, et appelle à repenser les modèles économiques empreintés à la Silicone Valley qui montrent aujourd'hui leurs limites et leur inadaptation aux contextes africains, en priorisant l'exigence de rentabilité. Sans quoi, explique-t-elle, le risque de dépression sur le marché du capital risque serait réel.

Sa thèse repose sur les nombreux défis des marchés africains. Le contact humain qui tend à être marginalisé dans les modèles économiques émergents est pour Lauren Cochrain, un élément clé dans la réussite des startups en Afrique et une étape cruciale pour la valeur à long terme. Associée à des charges importantes et bien réelles, les marges déjà médiocres ou négatives auparavant ignorées par les investisseurs disparaissent, dans un contexte où les économies ralentissent.

Parallèlement à ces défis, les entrepreneurs naviguent dans des marchés étroits, avec une classe moyenne encore jeune et faible consommatrice, et d'importants obstacles freinent le commerce (risque de change, instabilité politique, régimes fiscaux opaques et lourd fardeau de la dette publique,...). Des perspectives qui deviennent encore plus décourageantes pour les startups au niveau local. Ces obstacles font vasciller les ventes, obligeant les entreprises du secteur à réduire leurs coûts, à se consolider ou à tirer le rideau, frustrant ainsi de nombreux investisseurs.

https://nextbillion.net/blue-haven-africa-investment-frenzy/t